Pierre Eugène DUTEURTRE (1911-1989) - "Mélodies" (titre de l'artiste)
Artiste référencé : Artprice, Bénézit, Akoun, Wikipédia et nombreux divers
Code Référence : 39HST15F-PE.DUTEURTRE
DÉTAILS
Huile originale sur toile d'origine, signée en bas à gauche, contresignée et titrée par l'artiste au verso.
"Impressionnisme", dites-vous ? Voici, une fois encore, l'illustration flagrante de l'influence profonde que ce style pictural a laissé chez le peintre et de manière plus prononcée aux travers des oeuvres de Pierre Eugène DUTEURTRE, celle de Pierre-Auguste RENOIR. Sans cesse soucieux de l'équilibre des couleurs, de la luminosité du rendu et de la subtilité des détails, le peintre nous livre ici une oeuvre délicate, rigoureuse et pleine de charme. Une scène chaleureuse représentant une jeune femme jouant de la mandoline et sa petite soeur ou sa fille, absorbée par la musique qu'elle entend mais peut-être davantage, par la performance instrumentale à laquelle elle assiste. On notera également la probable partition de musique posée sur les genoux de la jeune femme et le très joli bouquet de fleurs situé sur la droite. Très bel encadrement. Superbe.
DIMENSIONS : Sans cadre : 65 x 54 cm - Avec cadre : 86,4 x 6,5 x 75,5 cm
PROVENANCE : Maison de ventes aux enchères publiques reconnue (collection particulière).
ÉTAT
Peinture : Petites craquelures (peinture) par endroits sinon à priori en parfait état.
Cadre : en bois et stuc doré mouluré, en bon état général (traces d'usure, petits manques à la dorure et sur certaines parties saillantes). Jolie patine. Étiquette et diverses inscriptions au verso.
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A PROPOS DE L’ARTISTE
Pierre Eugène Duteurtre, plus connu sous le pseudonyme Dut, né le 10 juillet 1911 à Deuil-la-Barre (Val-d'Oise) et mort le 9 novembre 1989, est un dessinateur et peintre français de bande dessinée. Sa carrière de designer débute dans les années 1930.
De 1934 à 1939, il travaille pour la Société d'édition parisienne (SPE). À partir de 1947, il travaille pour les éditions Marijac où il crée sa série la plus connue Sitting Bull d'après des scénarios de Marijac. Cette série, qui comprend 277 planches, parut de 1948 à 1953, dans la revue Coq Hardi. Il a été réédité, aux éditions Glénat, en 2 albums parus en 1978 et 1979. Dut travaillera aux éditions Marijac jusqu'en 1968. Puis, il délaisse la bande dessinée pour se consacrer pleinement à la peinture.
Enfance et formation
Pierre Duteurtre est issu d'une famille d'origine normande installée en région parisienne pour des raisons professionnelles. Très tôt dans sa jeunesse, il est attiré par le dessin et la peinture. Ses parents exercent des métiers qui demandent beaucoup de créativité et d'inspiration artistique : son père Pierre Victor Duteurtre étant architecte, et sa mère Emma Léontine Lefèbre, modiste.
A 8 ans, avec ses parents, il assiste à une représentation théâtrale de Michel Strogoff au Châtelet. Ce qui a influencé le jeune homme. De retour chez lui et fasciné par ce spectacle, il tente d'en reproduire le décor.
Durant sa période lycée, il obtient régulièrement le 1er prix de dessin, ce qui rend logique une carrière dans sa passion qu'est le dessin ; et ses parents l'encouragent dans sa vocation. Il commence à travailler à l'âge de 14 ans dans les ateliers Jusseaume et Prévost où il apprend les rudiments du métier. Il participe à la production de décors de théâtre.
Il retourne ensuite dans l'atelier d'André Galland, rue de la Tour-d'Auvergne, où il se familiarise avec la décoration, l'illustration, l'affiche publicitaire.
André Galland, ancien des Arts décoratifs, l'incite à passer le concours de l'École nationale supérieure des arts décoratifs, il se présente et l'obtient. Il est resté dans cet établissement de 1926 à 1928.
Un brillant début de carrière
Après son service militaire, obligatoire à l'époque, en 1931, Dut entre au concours de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il restera jusqu'en 1935. Durant cette période, à partir de 1929, probablement sous les conseils d'André Galland, il travaille pour un éditeur.
Il débute sa carrière chez les frères Offenstadt, qui sont à la tête de la plus importante maison d'édition de l'époque. Dans un premier temps, il réalise plusieurs illustrations pour des romans et des nouvelles dans L'Intripide, L'Épatant et La Vie de garnison, qui sont des magazines grivois destinés aux militaires, où il réalise un roman à suivre, La Créole aux Yeux de Velours.
Il s'adapte très rapidement et facilement à son environnement, à tel point que son design se rapproche de celui de ses confrères. Dès le départ, il réalise des dessins de très grande qualité et classiques. C'est pour cette raison qu'il signe parfois dans un coin le pseudonyme "Dut", qu'il a adopté. Son évolution est rapide et acquiert très vite son propre style, réaliste, moderne et efficace, qui devient facilement reconnaissable.
Durant son passage à la S.P.E (Société d'édition parisienne), Dut côtoie plusieurs dessinateurs dont René Giffey, Mat, Maurice Oussaint, Edmond Calvo, Jean Trubert, René Pellos... c'est là qu'il découvre des maîtres de la bande dessinée américaine comme Milton Caniff, Alfred Andriola, Hal Foster, Burne Hogarth, Raeburn Van Buren...
Il illustre des romans à suivre sous forme de bandes dessinées avec des textes sous vignettes pour Fillette (1934-1935), L'Épatant (1934-35), L'Intrépide (1937), et des histoires complètes du même genre pour Les Histoires en image. (1937-38) avant de passer aux vrais découpages de bande dessinée avec L'Ennemie du peuple, un conte de Lucien Bornert, qui bénéficie d'une pleine page en couleur dans le périodique L'Épatant (1938), qui se termine par L'As (1936-39). Toujours dans L'AS, il illustre le célèbre roman de José Moselli Le Roi des boxeurs 1938-38 et pour junior de nombreuses illustrations de romans et nouvelles (1938-39). Il est le dessinateur supposé de la bande dessinée anonyme Gallus de la légion des Alouettes en 1938, mais on n'y reconnaît pas son style. Dut a probablement collaboré à d'autres illustrations de la S.P.E telles que Sciences et Voyages ; Le Régiment… mais cela reste à démontrer.
En 1937, il travaille également en parallèle avec l'hebdomadaire Mon Comrade, d'orientation communiste et dirigé par un certain Georges Sadoul, il réalise Le Rayon de la mort, adaptation du roman d'Alexis Nikolaïevitch Tolstoï. Son autre illustration Fred Hardi sera interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Et ainsi que quatre romans à suivre, deux ouvrages de la Collection Mon Comrade ; il réalise également une grande page sur la vie de Lénine dans L'Avant-garde. Lors de la parution de L'Ennemie du monde, il change sa signature en ajoutant « Bertt. », qui est le nom de sa femme Berthe Georgette Tourneroche mariée en juin 1937 et décédée pendant la période de captivité de Dut.
Une carrière mutilée par la guerre
En 1939, Dut est au faîte de sa carrière, dans le domaine de la peinture, il remporte le Prix de Rome en 1931, et la presse lui assure suffisamment de travail. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate en Europe, et bouleverse sa vie personnelle et sa carrière. En septembre, il est mobilisé à la 35e compagnie de la 3e armée du 8e régiment du génie en route vers le front. Le 22 juin 1940, après la capitulation de la France par le maréchal Pétain, il est fait prisonnier à Saint-Dié, dans les Vosges puis envoyé au Stalag. Il y restera trois ans, il est affecté à une usine de carreaux de porcelaine à Mulhaker. Ses talents d'artiste vont rendre sa vie plus acceptable, il se remet à la peinture et réalise des toiles qui seront ensuite encadrées.
Malade, le 8 juin 1943, il est rapatrié par la Croix-Rouge et admis à l'hôpital de Courbevoie où il se remet lentement de sa captivité. Après cela, il essaie de reprendre le travail pendant la guerre mais pendant cette période, le travail se fait rare, avec des restrictions. Il a fait toutes les mêmes illustrations qui ont été publiées après-guerre, dont Max Vigor avec le telemos, édition Artima, son nom a été repris par J.A. Dupuich et rendu célèbre par R. Giordan dans Vigor, et est même devenu l'un des titres à succès de la Maison.
Triomphe après la guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, pour survivre, Dut accepte un poste aux beaux-arts comme professeur à Rouen. Cela lui permet de se remettre à peindre. Il expose ses peintures à la galerie Legrip de 1945 à 1948 à Rouen. Il expose également à Paris à la galerie Allard.
En 1947, il renoue avec la SPE et illustre une histoire à suivre pour Fillette qui est Mademoiselle Lieutenant, mais cette collaboration reste inachevée.
En 1948, il reçoit le Prix de la Jeune Peinture Normande. Il s'est remarié avec une Polonaise, Emmy Sarniak.
En 1947, il rencontre Marijac, qui est à la tête du journal Coq hardi. Dans ce journal, il trouve un travail régulier. Dut a notamment fait ses preuves avec les reprises du maître Bornéo et de L'Île aux deux totems, qui ont relancé les aventures de Casse Cou, personnage créé par Paul Mystère. Il se voit confier la seconde ère de La Guerre sur Terre, une saga commencée quelques années plus tôt et illustrée par Auguste Liquois. Bien que son style soit différent, Dut assure par ses lignes claires et son design réaliste. Sa reprise est un succès, il raconte l'histoire d'extraterrestres maléfiques alliés à des japonais maléfiques pour envahir la terre.
Après ce succès, Dut et Marijac se lancent dans une épopée western basée sur Sitting Bull, c'est l'histoire d'un chef amérindien autour duquel gravitent plusieurs protagonistes qu'ils soient réels (Buffalo Bill, Jim Bridger...) ou imaginaires (émigrants, justiciers, hors-la-loi ...). Cette réalisation sera la plus connue de Dut, à tel point que lorsqu'en 1988, La Poste demande aux 12 auteurs du Grand Prix d'Angoulême de produire un timbre-poste, Marijac, choisit Sitting Bull. Alors qu'il a contribué et est co-créateur de cette saga, seule la signature de Marijac y figure. Cet « oubli » ne laisse pas Dut et sa famille indifférents. Sitting Bull est l'une des premières bandes dessinées à traiter les Amérindiens avec dignité et humanité.
En 1948, il reçoit le Grand Prix de la Bande Dessinée. Malgré cela, ce n'est qu'en 1978-79 qu'il reçoit le prix de l'Album, grâce aux éditions Glénat qui le sauvent de l'oubli en tant que grand auteur de bande dessinée en France.
En 1953, Sitting Bull se termine par Fin d'épisode qui laisse la porte ouverte à une suite puisque le personnage est toujours en vie. Mais il n'y aura pas de suite, le nouveau propriétaire du Coq hardi, Montsouris, ne voulait plus de "péorgougisme" et de "résistance".
C'est durant cette période que Dut passe chez Del Duca, il illustre de nombreuses bandes dessinées et fréquente le célèbre Atelier 63 avec des dessinateurs tels que Robert Gigi, Christian Gaty, Lucien Nortier, Raymond Poïvet... qui travaillaient déjà pour Del Duca, en le même bâtiment que le Coq Hardi. Ce passage est une période difficile avec, on lui confie le découpage de L'Homme qui rit, qui connaît pourtant un succès. Il reçoit un contrat d'exclusivité et doit signer trois planches par semaine. Petit à petit, la qualité des titres de Del Duca se dégrade, il y a moins de bandes dessinées, moins d'illustrations, et surtout l'arrivée du roman-photo remplace en partie la bande dessinée.
En 1958, le manager de Del Duca, Charles Coutelier, le libère de son contrat. Il consacrera plus de pages aux romans-photos, diminuera les pages consacrées aux dessinateurs. En 1957, Dut avait repris contact avec Marijac avec qui il travailla jusqu'en 1968. Lors de cette dernière collaboration, avec la formule Frimousse, Marijac réalisa un tirage enviable avec 220 000 exemplaires. Dut a travaillé en collaboration avec Noël Gloesner, Martin et Gaty. Mais Marijac revend ses titres pour se débarrasser de l'administration et de la gestion et se consacrer à l'écriture. Il le revend cette fois à la SFPI/NCL de Chapelle qui en devient propriétaire à partir de 1966.
Au départ, cette vente n'a pas d'incident sur le travail intérieur car il y a toujours un travail de qualité ; mais la situation finit par se dégrader, et Pierre Duteutre démissionne.
Une fin de vie vouée à la peinture
A partir de 1968, Dut quitte définitivement le monde de la bande dessinée et se consacre à sa passion favorite : la peinture.
Il s'installe à Paris dans le premier atelier de Picasso, au 49 rue de Grenelle. En 1982, une plaque en hommage à Picasso est apposée sur son immeuble. Dut passe une fin de vie paisible aux côtés de sa femme et de ses amis à Paris. Il consacre beaucoup de temps à la peinture. Il reçoit de nombreuses invitations d'expositions à Paris, en province et même à l'étranger : aux États-Unis et au Japon en 1970, il reçoit la Croix d'Officier du Mérite et du Dévouement. En studio, Dut commence toujours ses journées par des dessins et des croquis, une habitude qu'il a prise durant ses années de bande dessinée, lorsqu'il devait livrer ses planches toujours trop serrées.
Sa peinture est influencée par le mouvement impressionniste moderne, avec une large palette de couleurs et une touche de fantaisie. Il peint principalement des portraits (de femmes), mais aussi des paysages.
Dut utilise systématiquement l'huile sur toile, et le format utilisé est le format portrait (petit format). Il peint plusieurs fois le même sujet, par exemple la Danseuse au repos, qu'il peint plus d'une dizaine de fois avec des positions et des approches différentes (parfois nue, parfois habillée...). Ses peintures ne sont pas datées.
En 1987, il est victime d'un premier accident vasculaire cérébral, après sa convalescence, il s'installe à Cannes. Le 15 mars 1989, sa femme Emmy décède des suites d'une longue maladie. De mauvaise santé, il quitte la France pour les Pays-Bas, où il vit avec sa nièce. Il reprend alors la peinture. Il est sensible à la beauté des paysages, à la joliesse des maisons et des jardins, à la gentillesse des Hollandais.
Le 9 novembre 1989, il décède à l'âge de 78 ans, des suites d'un nouvel accident vasculaire cérébral.
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