Eugène Lagare ( 1872 – 1929) Portrait De La Mère De L’artiste Dans L’atelier, 1895
Eugène Lagare ( 1872 – 1929) Portrait De La Mère De L’artiste Dans L’atelier, 1895
Eugène Lagare ( 1872 – 1929) Portrait De La Mère De L’artiste Dans L’atelier, 1895
Eugène Lagare ( 1872 – 1929) Portrait De La Mère De L’artiste Dans L’atelier, 1895
Eugène Lagare ( 1872 – 1929) Portrait De La Mère De L’artiste Dans L’atelier, 1895
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Eugène Lagare ( 1872 – 1929) Portrait De La Mère De L’artiste Dans L’atelier, 1895

2.500
XIXe siècle
Napoléon III
LIVRAISON
Depuis : 75014, Paris, France

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    Objet mis en vente par

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    Eugène Lagare
    (Lodève, 1872 – Montpellier, 1929)
    Portrait de la mère de l’artiste dans l’atelier, 1895
    Huile sur toile
    34,5 x 22,5 cm
    46 x 34 cm avec son cadre
    Signée et datée en bas à droite

    Fils d’un drapier de Lodève, Eugène Lagare effectue sa scolarité à Montpellier, où il montre très tôt de vraies dispositions pour le dessin. A dix-huit ans, il part préparer son baccalauréat à Paris, où il côtoie le peintre Pierre Auguste Cot, ami de la famille originaire de Bédarieux. Il travaille parallèlement dans l’atelier du peintre Diogène Maillart, se liant avec son fils Roger, également peintre. En 1892, à la mort de son père, Eugène Lagare renonce à reprendre la manufacture de draps familiale et reste à Paris pour se consacrer à la peinture. Il intègre l’atelier de Gustave Moreau à l’École des Beaux-arts, où il côtoie Matisse et Rouault, avant de s’orienter progressivement vers la sculpture. Il est contraint d’exécuter des travaux décoratifs pour subvenir à ses besoins et pour entretenir sa mère, venue le rejoindre. Vers 1898, à la suite de sa rencontre avec Auguste Rodin, il se consacre définitivement à la sculpture et choisit d’entre dans l’atelier de ce dernier, d’abord comme élève, puis comme praticien. A partir de 1900, il expose ses œuvres au Salon de la Société nationale des beaux-arts, où il devient en 1913 membre du jury de la section sculpture. Sous le patronage de Rodin, il intègre la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs, avant de participer en 1904 aux Indépendants, ainsi qu’à l’exposition de la bande à Schnegg à la galerie Barbazanges. Également défendu par le marchand Georges Petit, il est présent en mars 1907 à l’exposition d’art français contemporain de Strasbourg (alors rattaché à l’Empire allemand), en 1908 à la Franco-British Exhibition de Londres, en 1911 à la Royal Scottish Academy Exhibition d'Édimbourg, et en 1913 à l’Exposition universelle de Gand en Belgique. A l’éclatement de la guerre, Eugène Lagare n’est pas mobilisable en raison de problèmes de santé, il quitte Paris pour rejoindre sa famille dans le Midi. Il est interné à l’hôpital psychiatrique de Font d’Aurelle à Montpellier, où il meurt en 1929.
    Datée de 1895, la petite huile sur toile que nous présentons constitue un rare témoignage de la production peinte de Lagare à l’époque où il est élève de Gustave Moreau. Le jeune artiste figure un portrait frontal et psychologique de sa mère, assise, figée comme un primitif flamand, portant le noir de son veuvage. Si l’influence technique de Moreau ne semble pas prégnante, sa leçon est suggérée par la présence de petites esquisses accrochées aux murs de l’atelier. On distingue en effet des personnages auréolés dans des décors de roches, qui peuvent sans doute être rattachés aux sujets traditionnels, souvent bibliques, des concours de l’École des Beaux-arts. Comme pour accentuer l’éclectisme du décor, Lagare ajoute sur le bureau le motif coloré d’un vase chinois en porcelaine bleu et blanc, disposé à l’envers, sur le col. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette composition évoque bien l’enseignement très libéral et novateur prodigué par Moreau, qui a suscité dès 1896 les éloges de Roger Marx : « En pleine École des Beaux-Arts, un foyer de révolte a été allumé : tous les insurgés contre la routine, tous ceux qui entendent se développer selon le sens de leur individualité se sont groupés sous l’égide de Gustave Moreau[1] ». En alliant une certaine filiation avec les anciens à une observation assez directe et fine de la nature, notre toile se rapproche des œuvres contemporaines de Charles Milcendeau ou Henri Evenepoel, autres élèves du maître.

    [1] Marx, R., « Le Salon du Champ-de-Mars », Revue encyclopédique, 25 avril 1896, p. 280.

    Ref: LTWP15TOOE

    Condition Bon état
    Style Napoléon III (Peintures Portraits Napoléon III)
    Siècle XIXe siècle (Peintures Portraits XIXe siècle)
    Pays d'origine France
    Délai d'expédition Prêt à être expédié en 2-3 jours ouvrables
    Localisation 75014, Paris, France
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